Le projet Thermo-sur-Seine, destiné à alimenter le réseau de chaleur parisien, rencontre une opposition croissante des collectivités voisines. Le 15 octobre, le conseil territorial de Grand-Orly Seine Bièvre a adopté un vœu demandant l’abandon de cette installation industrielle prévue aux Ardoines, à Vitry-sur-Seine.
Porté dans le cadre de la transformation du chauffage urbain parisien, Thermo-sur-Seine représente un investissement de 1,2 milliard d’euros. Il comprend une chaufferie utilisant des combustibles solides de récupération et du bois de récupération, ainsi qu’une plateforme logistique à Ris-Orangis. Sa production pourrait atteindre 1,6 TWh de chaleur par an, avec une première mise en service envisagée en 2031.
Présidente de Grand-Orly Seine Bièvre, Méhadée Bernard conteste l’implantation de cette installation dans un quartier engagé dans une vaste opération de renouvellement urbain. L’intercommunalité annonce deux études : l’une sur les impacts sanitaires et environnementaux du projet, l’autre sur les alternatives énergétiques, dans le cadre d’une future stratégie territoriale de l’énergie et de l’eau.
Les promoteurs défendent pour leur part une solution permettant de réduire le recours au gaz et de décarboner le chauffage urbain. Au-delà du désaccord sur la combustion des déchets, le dossier soulève la question de la répartition des équipements énergétiques et de leurs nuisances entre Paris et les collectivités de banlieue.
• La concertation préalable se poursuit jusqu’au 1er novembre sur le site dédié

